Frappée par l’épidémie, l’Angleterre redevient la « dot de Marie »

01 Avril, 2020
Provenance: fsspx.news

Le premier dimanche de la Passion, le 29 mars 2020, la consécration de l’Angleterre à Notre Dame de Walsingham a été renouvelée, alors que la Grande-Bretagne est frappée de plein fouet par l’épidémie de coronavirus. C’est en 1381 que le pays est devenu pour la première fois la « dot de Marie », par la volonté du jeune roi Richard II, alors âgé de 14 ans. 

Pour Mgr John Armitage, recteur de Notre-Dame de Walsingham - le “Lourdes anglais” - la consécration faite le 29 mars a pour but d’aider « le pays à faire face aux défis de l’heure présente ». 

« Le renouvellement de la consécration se situe dans la ligne de celle accomplie jadis par Richard II, qui, alors que l’Angleterre faisait face aux grandes turbulences politiques de 1381, s’est rendu au sanctuaire de Notre-Dame du Puy en l’abbaye de Westminster, afin d’implorer sa protection et lui demander ses conseils », précise Mgr Armitage. 

Mais en raison de l’épidémie de Covid-19, les célébrations publiques ont été annulées, et c’est à huis clos, le 29 mars 2020 à midi, que l’acte de consécration à été récité dans le sanctuaire, suivi par la « messe des pèlerins ». 

A travers tout le pays, évêques, prêtres, religieux et fidèles ont pu s’unir à cet événement diffusé en direct. Lorsque l’épidémie aura pris fin, une image de Marie, bénite le 26 février dernier par le pape lors d’une audience du mercredi, entamera un pèlerinage dans toutes les paroisses d’Angleterre. 

La dévotion à Notre-Dame de Walsingham remonte à 1061, lorsque la Vierge apparut à une noble anglaise, Richeldis de Faverches, lui intimant de construire en ce lieu une réplique de la maison de Nazareth. Détruit lors de la Réforme anglicane, le sanctuaire a été restauré au XIXe siècle.