Etats-Unis : l’idéologie du genre s’invite à la Cour suprême 

23 Juin, 2020
Provenance: fsspx.news

La Cour suprême de Washington D.C. (Etats-Unis) vient de rendre un arrêt sur la non-discrimination, qui revient à inscrire l’idéologie du genre dans le marbre de la loi. La Conférence des évêques américains (USCCB) a condamné une décision qui « nuit à la famille humaine ». 

Le matraquage idéologique prônant la non-discrimination des « minorités » et la « victimisation » de celles-ci continue de faire des ravages. Ainsi, aux Etats-Unis, les juges de la Cour suprême - pourtant à majorité conservatrice - ont déclaré qu’un employeur ne pouvait pas se séparer d’un salarié en raison d’un changement de sexe. 

Cet arrêt a été rendu après l’examen d’un litige : Harris Funeral Homes vs EEOC, concernant un homme ayant perdu son emploi dans un salon funéraire du Michigan. 

Après avoir subi une intervention chirurgicale, notre homme était retourné au travail habillé en femme ; le salon funéraire l’a licencié. La plus haute juridiction américaine a donc décidé qu’un « employeur » qui licencie une personne au motif qu’elle est gay ou transcender viole le titre VII de la loi sur les droits civiques. 

Le titre VII du Civil Rights Act de 1964 interdit, dans le domaine du travail, la discrimination fondée sur la religion, l’origine ou le sexe. En incluant l’homosexualité et ses succédanés dans cet article, la Cour suprême a implicitement redéfini la notion de sexe. 

Respecter la création et la nature humaine 

La Conférence des évêques des Etats-Unis (USCCB) ne s’y est pas trompée : « je suis profondément préoccupé par le fait que la Cour suprême ait effectivement redéfini le sens juridique de ‘sexe’ dans la loi sur les droits civils de notre pays. Il s'agit d'une injustice qui aura des conséquences dans de nombreux domaines de la vie », a déclaré le 15 juin dernier Mgr Jose Gomez, archevêque de Los Angeles, et président de l’USCCB. 

La plus haute juridiction américaine reconnaît avoir ouvert la boîte de Pandore. Ainsi Neil Gorsuch, l’un des neuf juges, parlant au nom de la majorité de la Cour, a admis que la décision pouvait porter atteinte à la liberté de religion d’un employeur, qui, au nom de ses convictions religieuses, ne pourrait pas garder un employé qui déciderait du jour au lendemain de se faire passer pour une femme alors qu’il est un homme. 

Mgr Gomez a conclu en montrant le danger de cette perversion de la nature humaine : « en effaçant les belles différences et les relations complémentaires entre l'homme et la femme, nous ignorons la gloire de la création de Dieu et nuisons à la famille humaine, premier élément constitutif de la société. Notre sexe, que nous soyons un homme ou une femme, fait partie du plan de Dieu », a déclaré le représentant de l’épiscopat américain.