Combat pour la vie : une religieuse l’emporte contre l’Etat de Pennsylvanie

21 Juillet, 2020
Provenance: fsspx.news
Mère Lorraine Marie Maguire.

Dans un arrêt du 8 juillet 2020, la Cour suprême des Etats-Unis a porté un coup supplémentaire à l’une des dispositions du système de protection sociale mis en place par le président Barack Obama, imposant l’obligation à tout employeur de fournir une contraception gratuite à ses salariées. 

Ruth Bader Ginsburg, l’un des neuf juges de la Cour suprême et zélée militante de l’avortement libre et gratuit, est amère en ce 8 juillet 2020. Elle déclare même : « Aujourd'hui, pour la première fois, la Cour rejette totalement les droits et intérêts fondamentaux dans son zèle à garantir à un niveau jamais égalé les droits religieux » (sic). Comme si tuer un enfant dans le sein de sa mère constituait un “droit fondamental”. 

La décision prise à la majorité de sept voix contre deux - Ruth Ginsburg ayant eu le soutien de la magistrate démocrate Sonia Sotomayor - porte un coup à l’une des dispositions les plus controversées de l’Obamacare

En 2011, l’administration Obama avait établi que les employeurs de plus de cinquante salariés devaient assurer à toutes les femmes une contraception libre et gratuite. Le système, entré en vigueur le 1er janvier 2014, avait exempté de cette obligation certains lieux de culte et procédé à quelques aménagements pour les hôpitaux et écoles confessionnelles. Cependant les congrégations hospitalières catholiques demeuraient contraintes d’assurer la couverture contraceptive de leurs employés. Un abus de l’Etat inadmissible. 

Depuis neuf ans, Mère Lorraine Marie Maguire, la supérieure des Petites Sœurs des pauvres gérant l’hospice Saint-Pierre-Saint-Paul, se bat contre l’Etat de Pennsylvanie, afin que nulle promotion de la contraception ne soit faite auprès des salariés travaillant dans son établissement. 

Le 8 juillet dernier, la religieuse a eu gain de cause : « je suis ravie de la décision », a-t-elle sobrement déclaré. De son côté, la Conférence des évêques du pays a « salué » l’arrêt rendu par la Cour suprême.